Une nouvelle mesure promet de changer le quotidien des jeunes parents. À partir de juillet 2026, un nouveau congé de naissance va s’ajouter aux congés déjà existants. Plus souple, mieux indemnisé, et conçu pour encourager la natalité, ce congé s’annonce comme une avancée sociale majeure. Voyons en détail ce qui vous attend.
Un nouveau congé en plus du congé maternité et paternité
Dès l’été 2026, les parents pourront bénéficier d’un congé supplémentaire créé dans le cadre du budget de la Sécurité sociale. Ce congé de naissance s’inscrit dans la politique de réarmement démographique voulue par le gouvernement face à la baisse continue de la natalité.
Son objectif ? Offrir un temps de présence supplémentaire auprès de l’enfant, tout en assurant une indemnisation suffisamment attractive pour inciter les parents à en profiter.
Quelle durée et quelles modalités ?
Ce nouveau congé pourra durer un ou deux mois par parent, selon leur choix. Chaque parent pourra donc opter pour :
- 1 mois de congé
- ou 2 mois de congé
Ce qui signifie que le couple parental pourra, au total, cumuler jusqu’à 4 mois de congé de naissance. Ce congé :
- peut être pris par les deux parents, simultanément ou séparément
- peut être fractionné en deux périodes de 1 mois
- doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance
Attention cependant, ce congé ne pourra pas être pris à temps partiel.
Qui peut en bénéficier ?
Le congé est ouvert à tous les salariés, hommes et femmes, y compris les couples de même sexe et les parents adoptants, à condition de répondre à un critère d’ancienneté dans l’entreprise.
Les enfants nés à partir de juillet 2026 ouvriront automatiquement le droit à ce congé. Mais les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai 2026 pourront également en bénéficier, malgré le report de l’entrée en vigueur initialement prévue pour janvier.
À ce jour, aucune précision n’a été donnée quant aux parents solos. Le flou subsiste sur leur possibilité de cumuler les 4 mois dans leur intégralité.
Quel niveau d’indemnisation ?
Contrairement au congé parental classique, souvent peu attractif, ce nouveau congé propose une indemnisation bien plus engageante. Elle sera la suivante :
- 70 % du salaire net pendant le premier mois
- 60 % du salaire net pendant le second mois
Par exemple, un salarié touchant 2 000 € net par mois recevra :
- 1 400 € le premier mois
- 1 200 € le deuxième mois
Les modalités exactes seront précisées dans un décret à venir.
Cumulable avec les congés existants
Ce nouveau congé vient compléter les dispositifs existants :
- 16 semaines de congé maternité (6 avant, 10 après l’accouchement)
- 28 jours de congé paternité (25 jours + 3 jours de naissance)
- Le congé parental, qui reste en place mais est peu utilisé en raison de sa faible indemnisation (456 € en 2025)
Une réponse à la baisse de la natalité
Ce nouveau congé s’inscrit dans une stratégie globale. Avec moins de naissances chaque année en France, le gouvernement cherche à relancer la démographie. Il souhaite aussi mieux répartir les responsabilités parentales entre mères et pères.
Le congé parental, bien qu’existant depuis longtemps, est peu prisé : en 2021, seulement 0,8 % des pères y avaient recours. Le manque d’indemnisation en est la principale raison.
Avec un congé plus court mais mieux rémunéré, l’État espère que davantage de parents oseront s’arrêter temporairement pour accueillir leur enfant. Une mesure à la fois familiale, sociale et économique.
À retenir
- Entrée en vigueur : juillet 2026
- Durée : 1 ou 2 mois par parent
- Indemnisation attractive : 70 % puis 60 % du salaire net
- Compatible avec les congés maternité et paternité
- Objectifs : promouvoir la natalité, partager les rôles parentaux
Ce nouveau dispositif offre une réelle opportunité de mieux concilier vie professionnelle et familiale. Reste à savoir si les entreprises et les familles l’adopteront massivement. Une chose est certaine : la naissance d’un enfant prendra une toute nouvelle dimension dès 2026.












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